[J+3mois] Retours

Keira2Quelques retours de lecteurs glanés sur le Web. Merci à eux.

En résumé, KKK est grossier, exigeant, complexe, dickien, lynchien et vous fait des trucs dans la tête.
Comme dit ma maman :
« Mais il y a des gens pour lire ce genre de livres ? »

Blog du prix carrefour (?)
« (…) C’est un livre difficile d’accès, limite schizophrène, avec une absence de linéarité du récit qui peut dérouter le lecteur “classique”. Le langage grossier devient pesant (sur 500 pages, il y a tout de même beaucoup de gros mots). (…) Ce n’est ni un polar, ni un roman classique, ni un roman fantastique… C’est un roman curieux, inattendu. Son approche est complexe, c’est un livre fort, et intéressant, qui reste en nous après avoir finit sa lecture. »

ActuSF
« Entre petits seins classes, gros guns et séquestration de jeune actrice, Arkady K signe un premier roman qui botte le cul. (…) »

Communauté Orange du livre
« Si vous n’êtes pas contre lire « fuck » et « enculez » à chaque page, alors allez-y, plongez dans la descente aux enfers où vous mènera « KKK », livre « lynchien* » par excellence.(…) »

Living Social
« (…) Pour un premier roman, l’auteur déploie un impressionnant métier. C’est par le jeu matois de ses narrateurs entremêlés et de ses incises obliques qu’il parvient à un double tour de force : discourir beaucoup, au milieu des voix et des monologues intérieurs, sans jamais pontifier – et dégager une authentique tendresse complice, au milieu des mitraillades, des éventrements et des enlèvements. (…) »

Pol’Art Noir
« (…) Killing Kate Knight aka Killing Keira Knightley est un roman qu’aurait pu écrire Philip K. Dick ou K. W. Jeter. L’influence des deux auteurs saute aux yeux. On trouve aussi bien dans KKK – je mets des acronymes, si je veux – la mise en abyme de la réalité et l’empathie pour l’humanité de l’un ; la violence et la grossièreté sans détour de l’autre. (…) L’intrigue de KKK brouille les pistes à dessein. Elle alterne différentes formes de narration dont certaines sont empruntées au cinéma, on y reviendra. À plusieurs reprises, on perd pied dans ce déchaînement stylistique et dans les méandres d’un récit oscillant entre rêve et « réalité ». Et pourtant, l’ensemble retombe sur ses pieds, sans twist final vassouilleux à la Inversion, se payant même le culot de faire sens. (…) Le cinéma et sa version pour petit écran se révèlent comme une part importante de notre quotidien. Leurs schémas, scénarios, archétypes impactent nos existences. Ils contaminent les relations sociales et les discours politiques.
KKK invite à s’en libérer. »

Fnac
« Le coeur du livre étant le cinéma je n’ai pu m’empêcher d’y voir un « rose pourpre du Caire » passé à la moulinette d’ un « INLAND EMPIRE ». Dans la forme au final le roman fait penser à ces films indépendants américains qui en deviennent mainstream à force d’afficher tous les codes du cinéma indépendant.(…) »

Sens critique
« indigent »

Cafard Cosmique (RIP)
PAT : « (…) Je cherche encore à le comprendre, je peste contre plein de défauts (tous ces « fuck » qui jalonnent le texte, c’est insupportable), mais ça ma trituré le cerveau, c’est bien, ça nous change des saloperies habituelles. »
Turtle : « (…) Deux jours quand même pour savoir quoi en penser… et puis finalement je dirais un peu comme Keira : c’est une expérience bizarre, il m’a pas touchée mais ça m’a fait des trucs dans la tête. (…) »
Naroungas : « (…)L’auteur a mis sur son site le manifeste de l’Avant-Pop qui explique en quelques lignes, un nouveau courant avant-gardiste. Ce dernier puise directement dans la culture pop et les médias, s’en inspire pour mieux en expliquer l’extrême vacuité et la déliquescence qu’ils peuvent créer. Mais le propos est moins manichéen puisque ce courant admets une certaine attirance pour toute cette culture, on ne peut pas s’empêcher à notre époque de procéder à des identifications populaires. On ne peut pas s’empêcher d’être séduit par toutes ces créations. L’ambivalence dans laquelle nous vivons est devenu extrême. On ne reconnaît plus l’œuvre qui nous affranchit, on se gave de ces créations jusqu’à l’overdose et ce qui pouvait être des buts nobles (se grandir, s’épanouir, observer un monde différent, s’éduquer et ne pas seulement se réserver aux valeurs sociétales, familiales, etc) est également tomber dans une mascarade, un concept marketing, un système de valeurs grégaires et bien-pensant, une vacuité. Toute la difficulté aujourd’hui est de réussir à faire la part de choses, à s’extraire d’un moule qui s’étend toujours un peu plus. Il ne s’agit pas de contrées différentes, d’un monde magique mais de laisser une place, un endroit libre. Pour que l’individu puisse s’y exprimer, vivre et admettre que les valeurs communes ne sont pas forcément les nôtres, qu’on a besoin de ne pas s’identifier à travers des cartes distribués, formatés et déjà usées. (…) Le cinéma est devenu un lieu d’archétypes ou le devient, les choix sont de plus en plus limités et les phénomènes marginaux se font absorber. (…) Pour l’auteur, Keira Knightley personnifie cette ambivalence, le regard qu’il jette sur ce médium. Dans le roman, on s’aperçoit d’une contamination du réel par la fiction et nous renvoi à notre faiblesse d’identifier le réel par des schémas établis dans un référentiel qui nous appartient et de s’y enfermer au final. Plus que partager une vision commune, il est question d’admettre son individualité et de se libérer des fictions. Toutes les fictions. »

A.K.

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